Lettre de retour d’une voyageuse au long cours

Cette bouteille à la mer est adressée à vous tous, famille, amis, voyageurs, PVTistes et autres curieux.  Puisse-t-elle rejoindre le port d’un ami écrivain-voyageur, Thierry Guenez.
En décembre 2014, Thierry publiait sur ses vies traversières, une « lettre au voyageur du XXIe siècle ». J’étais alors sur le point de rentrer d’un long voyage. Il m’a envoyé ce message : « lis ça, j’ai pensé à toi en l’écrivant, si ça peut te remonter le moral ». Je n’ai pu découvrir sa lettre qu’à mon retour en France. Profondément émue par son texte, en particulier par le passage « et si jamais tu rentres un jour chez toi », je lui ai promis de lui répondre. Puis j’ai plongé. Ce n’était pas fait exprès. J’ai mis du temps à réécrire. Je n’ai pas son talent, mais je pense qu’il est temps de vider, ce musée qui me sert de cœur.

Un dernier recueillement, avant le départ...

Dawson City – Yukon. Un dernier recueillement, avant le départ…


Voyageur, voyageuse,

Toute aventure a une fin.
L’éphémère, triste et merveilleux, te rappellera son existence.
Je suis rentrée en France. Là-haut, dans la mélancolie pluvieuse du Nord.
Ce retour, tantôt ignoré, tantôt redouté, ne me faisait pas rêver. Alors je l’ai repoussé. D’un commun accord, nous nous sommes ignorés jusqu’à la fin. Dans l’avion, la magie du voyage me poursuivait, de toute sa générosité. Elle ne voulait pas me quitter. Moi non plus d’ailleurs. Depuis le hublot, elle m’a offerte des aurores boréales. Comme ça, juste pour me dire au revoir. Je n’y croyais pas. Je me suis séparée du Canada, en survolant le nord du Labrador, sous un grand ciel teinté de vert. La vie en ce 13 décembre était tout simplement spectaculaire. J’ai pleuré. Tu imagines.

Les vents violents et la neige accablante d’Islande n’ont pas ménagé l’avion. Fini le spectacle, dernière escale. Lorsque le décalage horaire a eu raison de moi, mes pieds se sont posés à Paris. La joie des retrouvailles m’a emportée, c’était absolument fabuleux. Mes amis criaient mon nom. Titi, titi, titi ! Sur leurs visages, des sourires radieux. Sous leurs bras, une baguette, du jambon, du fromage et du pinard ! Le rêve de tout expatrié… Un vrai cul sec d’absinthe. Et ensuite ? Tout s’est enchainé, dans la joie et la bonne humeur. J’ai revu mes parents, éloignés de moi depuis si longtemps. J’ai revu mon frère, et tous mes proches. Une famille unie, enfin réunie, quelle douce saveur. Ces moments de délice sont à savourer, nous savons bien, qu’ils ne seront pas éternels.

Quelques jours se sont écoulés, je me suis reposée au sein du nid douillet. Attentive, j’observais du coin de l’œil, cette lune de miel du retour. Elle me semblait bien fourbe, avec ses grands sourires. J’ai eu raison de la redouter, car Noël est arrivé, en grande pompe, avec sa fabuleuse magie superficielle. A ses côtés, sans crier gare, sont arrivées les premières douleurs, les premières angoisses. Elles sont cruelles celles-là, elles ne te préviennent pas. Elles te chopent dans ton lit un soir, dans le coin d’une rue, ou dans un bar. Il parait que lorsqu’on revient du Grand Nord, ou d’ailleurs, c’est normal.
Faut pas trop trainer les rues, au début.

Mon corps me jouait donc des tours. Je ne le trouvais pas très drôle. Un soir, mon cœur se serra si fort que ma vision se troubla. En transe, tremblante, je manquai de peu un accident de la route. Incrédule, mille et une questions volèrent au dessus de ma tête. Comment avais-je pu perdre le contrôle à ce point ? Moi qui aimais tant rouler. Pourquoi la panique me narguait-elle de ses sourires mesquins ? Pourquoi la foule et les magasins m’oppressaient-ils soudain ? Je n’avais rien demandé. J’ai tenté, vainement, de respirer, mais l’air me manquait, inlassablement. C’était donc sur. Quelque chose avait changé en moi. Quelque chose de profond. Et on ne le sait pas, tant qu’on n’est pas rentré. Il y a un revers, à la belle médaille du voyage. J’aurais du le savoir. Ai-je été trop naïve, de penser que j’étais forte, de penser que ça irait ?
En France, on ne remet pas si facilement, le pied à l’étrier.

Mon nouveau quotidien devint au premier plan « facile ». Mais au second plan, il suintait les contradictions, les décalages, les retours en arrière. Il manquait de sourires sincères. Le Canada était ma drogue, mon adrénaline, le rêve d’une vie. Comment calmer ce tiraillement dans les veines ? Comment rentrer chez ses parents, et voguer naturellement de l’avant ? Il parait qu’aucune séparation n’est simple, et ne consiste à simplement tourner la page. Dommage. Cela serait tellement plus facile. Dans ces moments lancinants de doute et de solitude, apparaissent aux coins des yeux, les coups de poing de la nostalgie. Ils sont violents et n’ont peur de rien. Ceux-là, il vaut mieux les esquiver. Renvoie-lui un K.O, à cette douce et dangereuse mélodie.

Sans tambour ni trompette, entre le foie gras et le Pôle emploi, l’année 2015 arriva. Sous la pluie. Sous un air de blues. Que faut-il en penser de celle là ? Que faut-il souhaiter ? Tout ce que je voulais, moi, c’était ne plus me morfondre dans un coin. J’en avais ras le bol, d’être un cocker triste. Il me fallait de l’énergie pour me prendre en main. Je réussirai à m’ouvrir, à organiser ma vie, à avoir un logement, ou un emploi. C’est sur.
Problème rapidement constaté : toutes ces belles résolutions, sur le papier, elles sonnaient très bien. Mais dans la vraie vie, elles ne sonnaient rien. Entre coups de massue et insomnies, j’en étais plutôt à développer des passions inattendues, voire incongrues. L’Himalaya bouddhiste ou la vie des alligators à 5h du matin, par exemple, ça me paraissait très bien !

Mon retour sur terre prenait un drôle de sens. Je compris qu’il me fallait de toute évidence, retrouver une routine. C’est mon frère qui me l’a dit. Moi je ne savais pas bien comment faire, tu me pardonneras, j’avais oublié ce mot. Celui de nomade, il m’allait mieux. Mais la voyageuse, un jour ou l’autre, elle doit rentrer. Je le savais. Faut-il encore comprendre comment se réadapter… Comment supporter cette trop soudaine sédentarité. J’imagine qu’il faut un peu de temps, de la philosophie, et un brin d’homéopathie !

En parlant de temps, celui-ci s’est arrêté, un 7 janvier 2015. L’attentat de Charlie Hebdo nous a frappé de plein fouet. Une cruauté de plus dans ce monde de fou. Une tragédie trop soudaine, trop violente, trop religieuse, trop bordélique. J’ai du mal à digérer la stupidité humaine dans sa version la plus extrême. Ce drame provoque indéniablement une réaction, un court-circuit, un électrochoc en moi. En tant que citoyenne engagée, passionnée des mots de la vie, je ne peux, à mon échelle, laisser passer ça. Il faut me ressaisir, reprendre la plume, les pinceaux. Pour la première fois depuis mon retour, je marche enfin, physiquement et mentalement, au cœur de la foule.
S’en est fini, de la poupée automate.

Ce soir, seule dans ma chambre, un linge posé sur la lampe de chevet, je me laisse aller à ce qu’on appelle pompeusement, l’introspection méditative. Pour parler plus simplement, je réfléchi seulement à une parole de Confucius (ça change des alligators) :

Le plus grand voyageur est celui qui a su faire une fois le tour de lui-même.

Voilà le type de pensée et d’humour que j’aime. Dans la frénésie de nos road trip, on a tendance à nous oublier. C’est plus facile, avouons-le, de compter le nombre de pays visités. Plus facile de se vanter des kilomètres parcourus. Plus facile de faire la course à la plus belle photo. Plus facile de sourire en selfie, de se croire le plus beau. Depuis des années, je voyage à l’horizontal, affamée de découvertes. Je ne renierai jamais ma passion, elle me suivra toujours. Mais aujourd’hui, je voudrais faire un nouveau pari, aussi osé soit-il : celui d’un nouveau voyage parallèle, plus vertical. Un voyage plus psychologique, moins théâtral. Il me faudra creuser en moi. Prendre le temps. Poser mes pieds en avant, en évitant les pièges du hasard.

Au fond, les vrais voyages sont immobiles. Immobiles et infinis. Solitaires. Silencieux. Souvent, ils commencent dans une chambre où l’on est enfermé parce qu’il pleut. (G. Goffette)

Au début de cette lettre, je te disais : toute aventure a une fin.
Oui mais après ? Toute fin n’est-elle pas le signe d’un nouveau départ ?

Le renouveau a toujours et d’abord été un retour aux sources. La vie ? Une succession de départs. Avec prudence et patiente, les beaux jours reviendront, j’en suis sur. Avec eux, de l’ordre dans mes idées et de nouveaux projets. Si tu me connais un peu, tu sais qu’ils sont déjà en train de germer. Je ne vais pas lâcher prise. J’avancerai encore et toujours. En France ou ailleurs. Mon chemin sera certainement long et difficile. Après tout, le tien ne l’est-il pas aussi ? Dans les moments les plus obscurs, j’aime à penser que la résistance du cœur est incalculable, absolue. Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort, c’est bien connu.

Nous ne sommes pas seuls. Ne compliquons pas inutilement notre existence. Prenons à bras le corps le meilleur allié de la simplicité : l’humour. Après un dur retour, il faut essayer de relativiser, sourire, provoquer, oser à nouveau. Prendre du recul et rire de soi-même guérissent bien des micro-problèmes.

S’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème ! (Les Shadoks)

Les nuits m’enveloppent à nouveau de leur calme. Et les choses deviennent doucement, un peu plus vivables. Juste avant de m’endormir, je voulais te remercier. Car si mes phrases sourient à nouveau, c’est en partie grâce à toi. Dans l’ombre, sans en avoir conscience, tu les aides à brailler leur délivrance, à les libérer d’une trop longue absence. Puisse ce partage, aider les impatriés à sortir du noir. La plume sera notre remède. Écris-moi.

24 réflexions au sujet de « Lettre de retour d’une voyageuse au long cours »

  1. hey ma Titi !!!!
    moi j’aime l’espérance qu’il y a dans la fin de ton texte !
    car malheureusement j’ai bien vu et bien compris ce qui te hantait et t’habitait à ton retour … je sens à travers ton texte que tu es « sur la bonne voie » là !
    mais si je peux te donner mon humble avis :le voyage intérieur, se connaitre, c’est bien, mais surtout n’oublie pas qu’il y a des mains tendues, des gens tout autour de toi et des sourires sur d’autres visages : discuter, échanger, quand ça va et surtout quand ça va moins, ça aide aussi énormément !

    • Merci Nadège ! Oui je suis tout à fait d’accord avec toi, c’est pour ça que je vais m’impliquer dans les communautés de voyageurs, continuer les rencontres (des belles, comme toi :)) et rêver à d’autres voyages ! Je parlais du voyage intérieur car tu sais bien qu’écrire un livre, ça va me demander un sacré boulot… C’est des heures à passer avec soi-même, ce n’est pas si facile ! Mais on y croit yes, il faut bien continuer d’espérer, c’est ce qui nous fait avancer !

  2. « Il est beaucoup plus intéressant de regarder où on ne va pas, pour la bonne raison que là où on va, il sera toujours tant d’y regarder quand on y sera. » Bon, ce n’est pas la peine que je te dise de qui est cette phrase pleine de bon sens … j’ai aussi en tête celle-ci, de Bernanos :
    « être capable de trouver sa joie dans la joie de l’autre : voilà le secret du bonheur »… Allez, poursuis ta route, crois en toi, fonce ! et surtout fais ton livre en écrivant comme tu l’as toujours fait au long de ton périple : en laissant parler ton cœur.
    Ton Dad est fier de toi.

    • Merci dad ! Et j’ai reconnu Les Shadoks 🙂 Je suis incollable !
      D’autres phrases philosophiques pour la route ?
      – Si ça fait mal, c’est que ça fait du bien
      – Quand on se sait pas où on va, il faut y aller… et le plus vite possible
      – Ce n’est qu’en pompant que vous arriverez à quelque chose et même si vous n’y arrivez pas… Hé bien ça vous aura pas fait de mal !
      – Ce n’est qu’en essayant continuellement, que l’on finit par réussir. Ou, en d’autres termes : plus ça rate, plus on a de chance que ça marche !
      – Il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que mobiliser sa connerie sur des choses intelligentes
      – Avec un escalier prévu pour la montée, on réussit souvent à monter plus bas qu’on ne serait descendu avec un escalier prévu pour la descente.

      Sans compter la plus grande révélation de l’existence :
      « La vérité, c’est qu’il n’y a pas de vérité (y compris celle-ci) ! »

  3. Je suis de tout cœur avec toi ma Titi, et je suis bien contente que tu ais écrit ce texte. 🙂 Comme le dis Nadège, tu es sur la bonne voie ! Et on se voit très vite !

  4. Chère Laetitia , ton article m’a émue tellement je vis la même situation que toi……Je suis rentrée en France après 2 ans passés en Australie ,Là bas j’ai trouvé ce que je recherché . Une liberté . Mon retour a eu lieu fin 2013 , mon mal être s’est un peu atténué car j’ai réussi à mettre sur pieds un autre projet pour repartir sur les Routes du Monde . J’ai mis un an à sortir la tête de l’eau . Je me sentais incomprise de tous . J’ai fait des crises d’angoisses à ne plus pouvoir prendre le bus , le métro ou même sortir . Je souffrais intèrieurement , mais je passais pour une capricieuse aux yeux de la société… Mes amis , ma famille , tous me semblaient à côté de leurs pompes , je ne les supportais plus . Je ne me reconnaissais plus .

  5. ça va mieux depuis que je sais que je vais repartir , mais les 6 derniers mois me semblent être interminables . Je te souhaite tout le courage du Monde , et surtout de te faire bien entourer . J’ai compris beaucoup de choses grâce à mon voyage . Tout a changé , ma vie a changé . J’ai écrit une étape inconditionnelle de ma vie . Il y a ma vie d’avant et ma vie après l’Australie . je serais ravie de rester en contact avec toi , entre voyageurs on se soutient et on se comprend 🙂 Naïla

    • Naïla, merci pour ton témoignage. Comme tu dis, on se soutient et on se comprend entre voyageurs. Pas de souci pour rester en contact, je te souhaite du bonheur et de l’épanouissement avec ton nouveau de projet sur les routes du monde. Je serai curieuse d’en savoir plus 🙂

      • Au plaisir de correspondre avec toi pour partager nos aventures respectives 🙂 Comment puis je te faire parvenir mes coordonnées ?

  6. PS : ce qui t’aidera à tenir , c’est de préparer un nouveau projet / voyage . Beaucoup de bonnes choses à toi.

  7. Cet article me touche car j’ai laissé mon coeur au Canada, au Manitoba en mai dernier. Si tu veux bien me croire, la peine s’estompe avec le temps. Courage !

    • Merci Kenza, je vais m’armer de patience alors 🙂 Le Manitoba, quel plaisir de vivre là-bas, c’est une très belle communauté, remplie de sympathie et de musique ! Tu as du avoir beaucoup de peine aussi.. J’y suis restée que 2 mois là-bas, mais j’avais beaucoup apprécié.

  8. Merci, merci milles fois pour cet article… Mes dates de retour ne doivent pas être loin des tiennes. La Nouvelle-Zélande au lieu du Canada. Mais le même trou au coeur. Les repères à ré-inventer. L’immobilité qui bouche l’horizon. Les errances intérieures sans fin. Et pourtant, l’espoir et l’envie d’apprivoiser cette nouvelle vie qui pointe son nez au milieu de tout ce chaos. Merci. Merci. Merci.

    • De rien Sarah ^^ J’ai toujours été tenté par l’expérience d’un Pvt ou du moins d’un séjour en N-Z. Ça doit être une sacrée expérience, intense et magique là-bas aussi. Ça a l’air d’être vraiment paisible. J’espère que tu as vécu une belle expérience et que tu te réadapteras à la vie française, doucement,… Ou que tu reconstruiras un nouveau projet, ailleurs. En attendant on se sert les coudes et ça fait du bien, l’air de rien. Merci de m’avoir écrit. Espérons que l’horizon se libère. Y’a pas de raison 😉

  9. Je viens de lire ton texte. Je me suis reconnue en partie et ça me touche réellement. Je trouve que tu écris très bien, tu arrives à faire ressentir de belles émotions. Je suis d’accord avec toi c’est très dur après un long voyage. J’ai mis quatre mois après un voyage de six mois. Mais même si j’ai su me prendre en main et reprendre mes études. Je repars l’année prochaine et cette fois pour un an. Mais rien que de penser au retour j’appréhende d’avance car je sais à quel point cette période est difficile. Merci pour ce très beau témoignage qui nous fait sentir moins seuls dans ces moments pas très faciles !

  10. Très beau texte qui me touche. Le retour en France n’est jamais évident, surtout dans un pays en crise. J’avais écrit un article sur ma « peur de revenir ». Tu t’y retrouveras peut-être un peu aussi…
    Personnellement, après des années à broyer du noir et à essayer d’avancer, à déménager tous les 6 mois pour trouver un lieu qui me correspondait, j’ai fini par repartir. Plus mature que lors de ma première aventure, mon voyage actuel me permet de creuser en moi. Je n’appréhende pas encore le retour, car je ne rentrerai pas, du moins cette année. Tout ce que je sais, c’est que pour avancer, poser un nouveau projet ou se faire des listes, même débiles, ça aide à se concentrer. Mets tes envies en avant, tente tes idées les plus farfelues, la vie est faite d’opportunité là où que tu sois 😉
    Arriver à se reconstruire dans un monde où l’on débarque changé et différent, ce n’est pas facile. Il m’a fallu des années… pour démystifier mon année à Montréal. Bon courage à toi. Lucie

    • Salut Lucie, je viens de découvrir ton blog et ton parcours. Merci beaucoup pour ton message déjà. Je me suis beaucoup retrouvée dans ton article « vie pro ou vie perso » et j’ai toujours eu dans le coin de ma tête la N-Z alors je te souhaite beaucoup de bonheur là-bas, ça sera un plaisir de te suivre. Après tout, il faut savoir écouter sa petite voix, et si elle te porte depuis 5 ans c’est que forcément t’as fait le bon choix ! L’avenir ? Pouaahh.. On verra plus tard ! L’instant c’est bien aussi 🙂 Je vais essayer de développer mes projets d’écriture et de communauté de voyageurs ici en France et j’imagine que je repartirai dans des projets voyages, un jour ou l’autre. Quand c’est ancré en nous, c’est fichu ! Alors je vais continuer à vivre tout comme toi, hors des cases, pour le meilleur et pour le pire ! (enfin pour le meilleur j’espère quand même ;-)) La bise et au plaisir !

  11. Mademoiselle,
    Excusez ce terme un peu convenu mais comme nous ne nous connaissons pas ou tout au moins qu’à travers les échanges que j’ai eu avec votre père, eh bien permettez moi de vous dire que vous êtes quelqu’un qui mérite à être connue, tout comme lui d’ailleurs.
    Moi je rêve d’Amazonie, pour l’instant c’est resté un rêve alors je voyage à travers les récits des autres.
    Continuez ! votre lettre de retour m’a vraiment subjuguée, vous avez des dispositions pour l’écriture comme votre papa d’ailleurs.
    Je vous souhaite de réussir tout vos projets et d’ailleurs j’essaye de vous mettre en contact avec des personnes de votre trempe, car je m’y reconnais.

  12. Merci d’avoir écrit ces mots qui tombent si bien dans ma tête ce soir. Comme vous, je traverse cette océan et ne sais pas dans quelle direction nager. Seulement, le fait de savoir que d’autres sont égarés, comme moi, me donne du courage pour ne rien lâcher. Luigi Nono a dit « Il n’y a pas de chemin, il faut marcher. » Lyly

  13. Bonjour,
    Je suis tombé depuis quelques semaines sur votre site mais vraiment par hazard . Je cherchais des renseignements pour partir à Montreal je suis tombé sur votre blog et votre nom Laëtitia Lamarcq me dis quelque chose je pense que nous nous sommes croisés une fois dans nos vies, enfin voila…
    Je viens d’apprendre officiellement il y a 2 mois que je ne guerirai jamais d’un cancer des os une maladie dont je lutte depuis 5 ans. Je me suis tellement preparé et blindé psychologiquement à attendre ça que je me suis surpris à sourire en repondant  » j’en ai vu d’autres! » en esperant que mon oncologue me reponde avec la celebre replique culte  » Oui , mais là… vous ne risquerez plus de voir grand choses! » Mais j’ai eu un sentiment de liberation , enfin je sais à quoi m’en tenir maintenant… Au fil de ces 5 ans j’ai fait en sorte de rencontrer que des personnes comme vous qui ont osées faire des choses , des personnes qui pensent différements qui m’ont convaincu d’acheter 1 velo 4 sacoches et une tente et de s’en aller .C’est important que vous laissiez un temoignage de votre periple au Canada et de vos futurs periples je pense que c’est même une obligation, un devoir que vous avez . Un blog ne suffit pas, l’edition de votre livre est une tres bonne chose et tres importante , seuls les livres restent ! En regardant votre blog , je viens peut être de comprendre pourquoi je n’ai jamais eu le sentiment de bien-être ou de sérénité tant recherché quand je rentre chez moi apres un periple à vélo . Les photos de votre voyage sont belles ,envoutantes et apaisantes ce qui montre de votre pars une certaine sagesse et une tranquillité d’esprit , je pense y travailler la dessus …
    J’espere que votre recit de votre voyage au Canada sera edité et accessible à la vente facilement

    • Bon voyage Erwan,

      je ne sais si vous êtes déjà parti mais j’espère que votre chemin était serein.

      Bless you

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