Road trip pré-PVT en Amérique du Nord

Vous pouvez visionner mon carnet de voyage grâce au lecteur de YourPhotoTravel ci-dessous (ou sur leur site). Dans ce billet, je vous présente l’ensemble des chapitres. Cliquez sur les photos (ou le titre) de votre choix pour découvrir l’histoire qui se cache derrière.

Introduction.
J’ai vu Toronto, et j’me suis dis « Ah c’est haut! »
J’ai vu New York, j’en ai perdu mes mots
J’ai vu les grands espaces, j’ai su que j’y reviendrai
Et j’ai vu Montréal, j’ai su que j’y vivrai.

Road trip’ coup de cœur en aout et septembre 2011 avec mon frère et des amis, ou l’histoire du comment j’en suis arrivée aux prémices du PVT.
Pour information, c’est le tout premier carnet « e-tin » que j’ai écris, il est donc un peu brut de décoffrage mais je le laisse tel quel tout de même car à l’origine, je l’ai écrit pour transmettre l’idée et l’intérêt du road trip dans ce coin là (ce que j’ai aimé, et ce que je n’ai pas aimé) 🙂

Au programme de ce carnet de voyage :

Chapitre 1. Toronto, le jour où j’ai levé la tête bien haut

Vol Bruxelles > Toronto.

C’est la fin de l’été, on arrive avec le décollage horaire dans les dents, mais pas de souci, c’est parti pour trois semaines de road trip à travers l’Ontario, New York et le Québec !
Tout se goupille plutôt bien à Toronto, on rejoint un couple de PVTistes passant l’année là bas. Et re-ça tombe bien, on assiste à un match en plein air de basket ball et à un festival d’arts de rue !
Ah on voit les choses en grand là-bas…
Fiesta, on ouvre grand les yeux, on lève la tête, ah c’est haut quand même… Le hall d’une banque me parait plus haut que la tour Eiffel… Cette atmosphère canadienne sonne déjà américaine ! Allez on a que deux jours devant nous donc on en profite un maximum.

Festival Arts de rue @Toronto (2011) - (c) David Lamarcq-Zamorano

Festival Arts de rue @Toronto (2011) – (c) David Lamarcq-Zamorano

Chapitre 2. Niagara Falls, le jour où j’ai compris le business des « merveilles du monde »

Bus Toronto > Niagara Falls.

Nous avons réservé deux jours en auberge de jeunesse dans la vieille ville de Niagara Falls. Le bus en provenance de Toronto nous dépose dans un endroit désertique. On dirait une ville qui a subit la guerre ou une grave épidémie. Pas un chat à l’horizon. Nous finissons tant bien que mal par trouver la petite auberge de jeunesse (sympathique au passage). Nous irons voir les chutes du Niagara demain… Car la ville nous interpelle : mais qu’est ce qu’on fait là ? On va faire un tour, personne. Des maisons vides, à vendre, des boutiques fermées. Il ne se passe rien. On croise un tas d’objets bizarres, et même une voiture Vampire… : l’ont-ils fait exprès ? Et bien non, toute une partie de la ville de Niagara Falls est à l’abandon, la crise immobilière a laissé des traces. On la nomme désormais « la ville fantôme ». Apparemment il y a même un tour à faire pour les touristes curieux (dixit l’auberge de jeunesse)

Le lendemain, direction les fameuses chutes, à pied. Nous traversons la vieille ville, nous passons un pont, et là… Oh bah tiens nous voici chez Mickey. Qu’est ce que c’est que ça ? Un parc d’attraction dinosaure, un énorme Burger King, un mini-golf, une rue de boutiques qui ressemble à PicWik, une tour, un casino, une grande roue « avec la meilleure vue sur les chutes »… Oh la la … Ben et nos chutes dans tout ça elles sont où ? On s’est trompé ? Ce n’est pas un site protégé, une merveille du monde préservé ? Lol… Que je suis naïve… Allez on traverse une double voie, on penche la tête, et là on voit les chutes. Ouais, c’est beau hein. Oh tiens, un gobelet McDo. Sexy les chutes! Mais bon il faut attendre la nuit, là c’est funky party ! Il y a plein de vendeurs avec des jouets lumineux, et surtout il y a les spots bleu vert jaune rouge sur les chutes et un feu d’artifice tous les dimanche. Chouette on est dimanche….Bon j’avoue je suis cynique mais la balade à touriste en bateau vaut tout de même le coup. D’en bas, c’est un peu plus « grandiose »… Mais tout de même… C’est ça une merveille du monde ? Bon ben je vous laisse, je vais continuer mon chemin…

Le lendemain, nous partons à deux à pied, loin des chutes du Niagara, on verra bien sur quoi on tombe et un peu de marche ça fait pas de mal… et bien figurez vous qu’il existe pas si loin un « Niagara on lake », on y accède « à nos risques et périls » sur un chemin un peu sinueux et pentu à travers les bois. Mais au final, on est seul et on en a plein les yeux, c’est parti pour une baignade… loin de la horde à Mickey.

Morale de l’aventure, comme dirait Nicolas Bouvier :

« En route, le mieux, c’est de se perdre. Lorsqu’on s’égare, les projets font place aux surprises, et c’est alors, mais alors seulement, que le voyage commence. »

La ville fantôme de Niagara Falls - Cadillac Vampire - (c) David Lamarcq-Zamorano

La ville fantôme de Niagara Falls – Cadillac Vampire – (c) David Lamarcq-Zamorano

Chapitre 3. New York City, le jour où j’ai marché la bouche ouverte sans rien dire #Beugleugleu

Bus Toronto > New York (9h+ la douane…)

Arrivée, tout le monde descend….
Chkreubleubleu Gnerk Gnerk !
Oui oui, c’est l’effet New York…

Cette ville a tant à dire… Mais aussi tant à montrer. Et dire qu’à la base je ne souhaitais pas y aller… Merci à mon frère de m’avoir persuadé à l’envie de croquer de la grosse pomme ! Ce fut cinq jours de pur bonheur (et d’usure des jambes ! nous avons tout fait à pied). Nous étions six, nous avons pu louer un appartement directement chez l’habitant en plein Manhattan (et pas cher du tout !), et avons acheté le New York City Pass (indispensable).

Le New York City Pass nous a donné accès à :

  • L’observatoire de l’Empire State Building (une vue exceptionnelle sur NYC, nous l’avons fait de nuit)
  • Le Musée américain d’histoire naturelle (pour voir les dinosaures hihi)
  • Le Métropolitain Museum of Art (il est énorme et génial)
  • Le Moma : Musée d’art moderne (adorant l’Art moderne j’ai bien aimé mais il y a vraiment beaucoup de monde…)
  • Le Top of the Rock (une autre vue exceptionnelle sur NYC, mais un peu moins cool que l’Empire State. Cela dit, au moment du coucher du soleil: génial)
  • La Statue de la Liberté + le musée Ellis Island (indispensable et passionnant)

En plus de cela, je vous conseille également de :

  • Aller vous poser au Times Square et ressentir l’atmosphère de Broadway
  • Grimper sur la High line : un parc urbain suspendu à Manhattan, aménagé sur une portion désaffectée des anciennes voies ferrées aériennes du Lower West Side
  • Vous promener une après-midi dans le fameux Central park (superficie : 341 hectares, environ 4 km sur 800 mètres, il y a de quoi faire !)
  • Vous promener sur le majestueux Pont de Brooklyn !
  • Aller à la gare centrale de New York (pour se replonger dans les films :))
  • Visiter calmement la grande et magnifique bibliothèque publique (New York Public Library)
  • Vous rendre au Ground Zero (là où les tours ont été détruites)

Un proverbe berbère pour la route, très adapté à ce qu’on ressent après avoir visité New York City :

« Voyager ajoute à sa vie » !

Pont de Brooklyn @NYC au coucher du soleil - (c) David Lamarcq-Zamorano

Pont de Brooklyn @NYC au moment du coucher du soleil – (c) David Lamarcq-Zamorano

Chapitre 4. Montréal et le parc national d’Oka, le jour où j’ai su que j’y vivrai

Bus Greyhound New York > Montréal (10h)

Uuuuhhh on est fatigué ! Le trajet a été long, on arrive avec les premiers jours de pluie, alors Montréal qu’as tu à nous raconter…

Je me souviens, nous étions dans le métro. Et là je me suis dis : « tu vivras peut être un jour ici, qui sait, et tu attendras le métro comme ça, tous les matins… » C’est une petite pensée idiote, au passage, mais j’ai souvent ce flash de moi même dans ce métro. Si j’avais su… me voilà désormais en possession de mon billet d’avion, je vivrai à Montréal fin mai, qu’il en soit ainsi. De toute façon cette ville est géniale, je ne m’attarderais pas dessus car elle fera l’objet de nombreux autres e-tins une fois sur place.
Durant mes cinq jours là bas, j’en ai profité, avec mes amis, pour faire du vélo au Mont Royal, visiter le magnifique jardin botanique, flâner dans les rues, découvrir les jardins les écureuils et les canards (!), faire les friperies du Mile-end, remonter la rue Sainte-Catherine, le quartier chinois, faire des courses au marché Jean Talon, apprécier un restaurant mexicain… Que demander de plus?

Nous sommes également partis visiter un parc national à 30 minutes ou 1h de Montréal je ne sais plus : le parc Oka, qui s’est révélé magnifique. Une fois de plus, nous nous sommes perdus, et nous avons bien fait. Nous avons assisté à un magnifique coucher de soleil sur un ponton au milieu d’un lac qui lui même est au milieu de nul part ! Fantastique ! Vivement la suite des aventures canadiennes…

Jardin botanique de Montréal - (c) David Lamarcq-Zamorano

Jardin botanique de Montréal – (c) David Lamarcq-Zamorano

Chapitre 5. Parc Algonquin, le jour où j’ai perdu mes bras !

Que serait le Canada sans ses grands espaces ? sans ses parcs nationaux ? sans sa faune et sa flore ?
Ce désir d’immensité, de calme, de vie sauvage…

Nous avons désiré le frôler le temps d’un weekend. Location de voiture et hop direction le parc Algonquin en Ontario pour un weekend de canoë-camping sauvage autorisé.
Je conseille vivement cette activité à tous les amoureux de la nature et du sport (oui oui parce que faire du canoë tout le weekend c’est du sport et ça fatigue !! ça révèle des muscles insoupçonnés, si si …!)

Nous avons vécus des moments de rêve et des moments très difficiles aussi, mais ce sont de loin mes meilleurs souvenirs de ce road trip.

Canoë Camping dans l'immensité du Parc Algonquin - (c) Laëtitia Lamarcq

Canoë Camping dans l’immensité du Parc Algonquin – (c) Laëtitia Lamarcq

Chapitre 6. Tobermory, le jour où j’ai touché le bout de la baie

Voiture Toronto > Tobermory (baie georgienne)

Pour la dernière semaine de road trip, direction le calme, encore une fois dans un endroit sans touriste, la baie georgienne et plus précisément le bout de la baie : Tobermory, et son camping désert !
Cet endroit est superbe et vaut le coup pour les amateurs de randonnées ! On peut longer la baie et faire plusieurs circuits, il y a peu de touriste, l’eau est turquoise, l’air agréable. Ah, on a bien fini le séjour.

Seul bémol : mi septembre, il fait déjà froid au Canada, et le camping à l’arrache, sans réchaud ni rien (mon frère n’avait même pas de sac de couchage…) c’est un peu fort roots. Les nuits ont été courtes, mais les balades superbes ! Et surtout il faut retenir que le trajet c’est aussi le voyage, la chance de pouvoir rouler (dans une voiture automatique 🙂 ) en écoutant le ronron du moteur et en ouvrant grand les yeux…

Au final ce voyage m’aura révélé toute la beauté de ce territoire aux mille facettes. Et encore je n’en ai vu qu’un centième !
Mais il m’aura changé pour de bon.

« Partir une première fois, c’est ne jamais revenir » (S. Lasserre)

J’espère vous avoir donner envie de découvrir ces beaux lieux à travers mes quelques anecdotes. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter ou à laisser un commentaire 🙂

Lever du soleil @Georgian Bay près de Tobermory – (c) David Lamarcq-Zamorano

Lever du soleil @Georgian Bay près de Tobermory – (c) David Lamarcq-Zamorano

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